France: La grève frappée par l’absence de perspectives

France/ 27 Septembre,2021/ Source/ http://www.cafepedagogique.net/

Par François Jarraud

“C’est une grève de militants”, nous dit Benoit Teste, secrétaire général de la Fsu. Le ministère annonce 5% de grévistes. La FSU 20%. Au bout de 4 années de conflits particulièrement durs avec JM Blanquer, les enseignants se sentent bien seuls et sans perspective politique.

 

Epuisement et lassitude

 

Selon le ministère, 5% des enseignants ont fait grève le 23 septembre, 4% dans le premier degré et 6% dans le second. La FSU revendique de son coté 20% de grévistes dont 32% des enseignants du second degré. Dans tous les cas l’appel lancé par les syndicats n’a pas réussi à mobiliser. Et au lendemain de la publication du budget 2022 et de l’adoption en commission de la loi Rilhac, cela ne peut qu’encourager le gouvernement à continuer sur la même voie.

 

“Les collègues ont du mal à voir comment ils pourraient gagner”, nous dit Benoît Teste, secrétaire général de la FSU. “On manque de perspective. Il y a une forme d’épuisement et de lassitude chez les enseignants”. A quelques mois des présidentielles, alors que la campagne se fait à l’extrême droite, les enseignants ne voient pas d’issue politique à leurs demandes.  Beaucoup sont dans l’attentisme.

 

Contre la loi Rilhac

 

Jeanne (prénom midifié), une institutrice parisienne rencontrée dans le cortège de la manifestation parisienne, fait grève en premier lieu pour soutenir les AESH. “Ils travaillent avec nous et ils doivent avoir un meilleur salaire”, nous dit-elle. Second motif de sa présence : “je ne veux pas que les directeurs deviennent nos supérieurs hiérarchiques. Si cela se produit notre ambiance de travail va rapidement se dégrader”. Elle fait allusion à la fois aux annonces d’E Macron à Marseille le 2 septembre et à l’adoption en commission de la loi Rilhac le 22 septembre.

 

Redonner du sens au métier

 

“Je veux une revalorisation du métier”, nous dit Sophie Macheda, une professeure de français. “Mais une revalorisation qui ne soit pas que du salaire. La revalorisation doit aussi passer par de la considération portée au métier. On en a assez que nos missions soient dévoyées. On n’est pas des bouche trous”, nous dit-elle.

 

Dans ce manque de considération, elle  cite les programmes. “On veut des programmes cohérents qui aient du sens et qui n’aient pas qu’une visée utilitaire. On est là pour expliquer et apprendre à penser et pas seulement apprendre à faire recracher des connaissances par les élèves”.

 

Si dans l’école de Jeanne un tiers des professeurs des écoles sont en grève et plusieurs l’accompagnent dans la manifestation, dans le collège de S Machada il y a peu de grèvistes. “C’est difficile d’être en grève même quand on est mobilisé alors que les élèves rentrent juste après une période de semi confinement”. Même en grève, les professeurs restent des professeurs. La relation avec les élèves fait oublier le reste et passe en premier.

Source

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2021/09/24092021Article637680635195754738.aspx

 

 

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